De nouveaux horizons pour le commerce ?

jul 19 2017
Publié par Vincent Herbelet

Aujourd’hui encore, nous restons sceptique quant à la transformation du système de distribution venant du commerce en ligne. Après près d’une vingtaine d’années, des incertitudes règnent encore au niveau des nouveaux canaux de vente (numérisation des magasins, géolocalisation, etc.). La présence du e-commerce tend à brouiller les lignes entre les boutiques physiques et la vente en ligne.

Conséquence : des experts ont déjà prédit la fin de ce système commercial pour 2020. A cinq ans de cette échéance, les questions que l’on continue à se poser sont : jusqu’à quel point le numérique a-t-il changé la face du commerce ? Quelles sont les nouvelles frontières du commerce ? Des éléments de réponses.

La baisse du trafic dans les magasins

Un premier constat : Le trafic dans les magasins physiques a baissé. Les transactions sont plus souvent réalisées en ligne, depuis un ordinateur, une tablette ou un smartphone. On note seulement 11,5% du commerce de détail en 2014. Résultat : les enseignes ont dû s’accommoder à cette nouvelle tendance, à l’exemple de Nike qui ne conserve plus que trois types de sports dans ses magasins à New York, Londres et Paris.

D’autres sociétés misent plutôt sur une mise en scène de leurs produits sur internet pour ensuite générer des visites dans les magasins.

Le changement dans le commerce alimentaire

On aurait pu penser que le commerce alimentaire serait épargné par la numérisation. Mais il n’en est rien. Ce commerce commence à se faire « ubériser ». On propose actuellement des livraisons à vélo, à scooter ou en camionnette des produits commandés en ligne par les clients. Désormais, ce n’est donc plus au consommateur de se déplacer vers les produits mais l’inverse. Cependant, on constate que cette méthode n’est encore profitable qu’aux zones les plus densément peuplées. La formule gagnante semble être la « place de marché ». En l’occurrence, on ouvre un espace virtuel à des vendeurs tiers, qui vont gérer leurs stocks et leurs livraisons de manière indépendante. Vingt ans après sa naissance, le commerce en ligne a donc surtout amélioré la vitesse et la fréquence de la consommation.